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 Wish you were here - Hera [parc]

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MessageSujet: Wish you were here - Hera [parc]   Mar 21 Aoû - 16:54

Il allait en crever, n’est-ce pas ? Toute cette hargne, toute cette tristesse… Non, ça jamais il n’avait put s’en défaire. Son sang était colère, sa vie était douleur, lui, l’étranger. Le traître… Par Râ, que ceci était risible ! Traître un jour, traître toujours, et pas de rédemption pour lui. De toute manière, la rédemption c’était judéo-chrétien, alors hors de question d’y penser. Il n’avait pas encore parlé à Crowley, il ne lui avait pas avoué qu’il partait, préférant mener sa propre guerre de son côté, quitte à en mourir. C’était ça qu’il attendait, la mort ? Siéger devant le tribunal de son frère, voilà qui serait risible… mais Osiris n’était plus là, disparu, perdu. Peu importe la haine, on ne se remet jamais de la perte d’un frère, des mots qu’on ne lui aura jamais dit, de l’amour qu’on aurait pu choisir de lui donner et ce deuil ci, Seth le portait depuis tant de siècles.
Seul, seul et renié, c’était ce qu’avait dit Al Puch, cette caricature de dieu. L’Egyptien avait fait ses choix, sacrifié bien des choses, et ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même pour les chemins empruntés, cependant il n’était pas un monstre en noir et blanc, tout gentil ou tout méchant.
Il était homme tout autant qu’il était dieu, avec un cœur pour se déchirer et deux yeux pour pleurer et une voix, oui une voix. Une voix que personne n’entendait, des mots que nul ne comprenait. C’était cela qui faisait le plus mal, comme solitude, cela qui l’enfermait dans la colère et le chaos, le faisant paraître aussi sec et hostile que le désert infini.
Un monstre lui broyait les côtes et le cœur, un monstre aux yeux verts comme la pire des jalousies, et des mâchoires d’aciers n’ayant pour seul but que de tuer. Tuer qui, tuer quoi, lui l’esseulé ?
Il était déjà mort, mort et enterré, son nom n’était murmuré que dans la poussière des salles de classe, dans des cours d’histoires ennuyeux à propos de civilisations disparues. Il n’avait plus de grandeur, il n’avait plus rien et, sous ses yeux, le monde s’écroulait. Que faisait-il là, dans ce parc, à regarder le soleil se coucher ? Fut un temps, il aurait pris les armes pour combattre ténèbres et obscurité. Où était-il, ce temps là, disparu ? Tant de choses s’effaçaient dans l’ombre du vent. Dieux, humains, anges, démons, leurs noms n’étaient rien d’autre que de simples mots écrits sur l’eau et voués à s’effacer.
Tout ceci donnait le vertige, Seth était malade. Là encore cela durait depuis des siècles, là encore il ne pouvait guérir et puis tous ces souvenirs, oh ces souvenirs…
Lui appartenaient-ils encore, lui qui aurait voulu voler plutôt que de se noyer ? Mémoires perdues, oubliées, visages qu’il ne pouvait retrouver.
Lucifer se réveillait, les dieux aussi, après tant de siècles d’inactivité. Ce que cela donnerait ? Un gros bordel, et pour Seth rien d’autre ne comptait alors ce qu’il faisait ici, dans un parc semi désert, ça n’avait pas d’importance.
Parce que quelqu’un qui déprime, ça n’a pas d’importance non plus, il n’y a que la colère qui compte. La colère, pas la douleur, jamais la douleur…

Il aurait pu rester ainsi jusqu’au plus noir de la nuit, mais le jour n’était déjà pas totalement disparu qu’une femme vint s’asseoir à ses côtés. Seth ferma les yeux, humant un parfum semi oublié, celui de l’or, celui des oliviers, et soupira. Que faisait-elle ici, lorsque lui restait pourtant encore tant de membres de sa famille, et comment ne pas penser à Isis, elle qui fut souveraine aussi, différente, si différente, éclairée d’ombres et d’orgueil, de malice et de tristesse.

Longtemps qu’on s’était pas croisé, Héra

De nouveau ce monstre pour lui déchirer le cœur. Il ne voulait plus être seul, mais personne ne l’attendait, personne ne le comprenait, ne restait que le silence. Que ce passerait-il lors de cet échange, des insultes, des banalités ?
Punaise, même Anubis lui manquait, avec son imagination parfois un peu trop morbide. Il avait le même regard que Nephtys, ce môme, que regardait-il aujourd’hui, le néant ? Et Horus, même ce petit con d’Horus… Une bonne bagarre avec son neveu, voilà qui lui aurait redonné du poil de la bête, tiens !
Né sous une étoile de colère, Seth était un dieu. Un dieu fragile, chaotique, le corps et l’âme couturés de blessures, de cicatrices. A cela il n’y avait rien à faire. Comme les larmes sur ses joues, parce que jamais l’homme ne s’était caché de la moindre émotion. Il pleurait Isis, Nephtys, Osiris, Thôt… Sa famille ne lui avait offert que haine et parjure, mais pourtant qu’elle lui manquait !

Tout roule pour toi on dirait, à part tes problèmes de couple, je présume ?

Isis aussi avait été trompé tant de fois, mais jamais cela n’avait pu lui faire haïr Osiris, au grand dam de Seth. Insaisissable, sa sœur l’avait toujours été Il essaya de se remémorer ses yeux, sa bouche, son visage…. Mais ne restait d’elle rien de plus que les statues des musées. A elle, l’éternité, à lui la tristesse et la douleur.
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MessageSujet: Re: Wish you were here - Hera [parc]   Sam 22 Sep - 22:14

Le crépuscule tombait, laissant les lumières artificielles prendre le relais des rayons solaires, tandis que Héra fermait sa porte d’entrée. Les clés retrouvèrent le fond du sac à main coincé sur l’épaule. Un regard à sa montre lui annonça qu’elle avait suffisamment de temps pour arriver tranquillement à la soirée qui l’attendait. Une femme fêtait sa victoire dans son divorce et avait tenu à inviter l’avocate qui le lui avait permis. Des faits terriblement banals, profondément humains. Pourtant, si la déesse avait accepté l’invitation, c’était pour se gorger d’une reconnaissance vitale. Une gratitude qu’il fallait développer pour que, liée à tant d’autres, elle forme une source sûre de pouvoir. Une assurance de survie. Le christianisme les avait réduits à grappiller des miettes d’appui où ils le pouvaient. Des dieux réduits à des mendiants. Maudit soit-il. Lui qui se terrait quelque part, loin de tout… Il aurait pu être mort que ses fidèles ne s’en rendraient même pas compte. De toute façon, ils continuaient à croire en lui, continuaient à reléguer les païens au rang de légendes des temps reculés. A les entendre, Héra n’était qu’une invention de l’imaginaire humain, un fossile de divinité enfermée dans les tombes d’ancêtres lointains.

On ne la vénérait plus, ne lui faisait plus d’offrandes, n’érigeait plus de temples en son honneur, mais elle était encore là. Comme un fantôme d’une puissance perdue, elle errait au milieu de l’ignorance maquillée par la mortalité. Il avait fallu s’adapter au monde changeant. En cet instant, aux yeux de tous, elle n’était que Maryssa Walters, une avocate. Une femme qui sortait de chez elle pour rejoindre un quelconque lieu. Une blonde à l’allure élégante dont les talons claquaient sur le bitume alors qu’elle avançait à pas posés. Elle n’aimait pas se presser. Avant d’entrer dans le parc, Héra adressa un regard au ciel pour hausser finalement les épaules sous une moue moqueuse. Ces humains, ils s’effrayaient d’un rien.

Les couleurs pastels traversaient les frondaisons des arbres du coin vert parmi d’autres de Los Angeles. Sans la silhouette des immenses bâtiments, l’odeur de pollution et les bruits des voitures, elle aurait pu se croire retrouver à l’âge d’or. Cependant, les chemins tracés, les bancs et les papiers abandonnés empêchaient toute confusion. Nostalgie stérile. Le présent importait et nécessitait, surtout, son attention entière. Retrouver des forces, s’affirmer dans l’échiquier géant parce qu’elle ne regarderait pas les chrétiens détruire la Terre. Se l’approprier ne leur suffisait pas ? La déesse bouillonnait de rage depuis la nouvelle de la libération de Lucifer et des plans prévus qui allaient avec. Encore plus en ayant conscience ne pas être assez puissante pour y faire face efficacement – elle comptait y remédier.

Le parc n’était pas énorme, Héra l’aurait vite laissée derrière elle si elle n’avait aperçu une silhouette familière. Ce n’était pas un proche, mais elle le connaissait. Un dieu d’un temps révolu, en exil loin de ses terres natales, tout comme elle. Étrangement, elle se sentit soulagée de le rencontrer, se rendant compte à quel point elle avait besoin de la compagnie d’un de ses pairs. Alors qu’elle s’approchait, le visage du dieu se fit plus net. Des larmes silencieuses coulaient sur ses joues, d’un regard perdu. Doucement, elle s’assit à côté de lui, l’observa pendant qu’il montrait l’avoir reconnue.

« Mis à part la fin du monde, tu veux dire ? », souffla-t-elle cyniquement.

Elle porta son regard sur le tapis d’herbe qui leur faisait face. Des portions délimitées contenaient des fleurs en train de se refermer pour la nuit, certaines se fanaient carrément, l’eau qui leur avait été versée insuffisante pour toutes.

« L’amour et la douleur ont toujours été de paire, l’important est de savoir les affronter. Pourquoi te réfugier dans des souvenirs paralysants, Seth ? »

La voix avait été douce, presque maternelle.

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MessageSujet: Re: Wish you were here - Hera [parc]   Jeu 4 Oct - 10:54

Dors donc douleur, dors, va-t-en voir ailleurs, hélas tu n’écoutes nulle voix et épargner,tu ne le sais pas. Tes anneaux enserrent le cœur des hommes comme le cœur des dieux, et que peut-on faire alors lorsque les seuls souvenirs qu’il nous reste déchirent l’âme et le corps ? Sans un mot, Seth regarda la déesse. Il sourit à ses paroles et lui prit la main aussi simplement que l’on exhale un dernier soupir.
Ni frère ni sœur et pourtant incroyablement proches alors que mourait le jour. Mais cette femme savait où était son mari, alors que Seth n’avait désormais plus rien des siens. Que faire, que dire, que penser ?

Je sais affronter que les serpents géants, moi. Le serpent, il s’est jamais appelé douleur et amour, et puis bon les traîtres comme moi n’ont rien dans le cœur, c’est bien connu.

Un ricanement. Le soleil couchant illuminait la silhouette de la jeune femme, ils étaient dieux, ils étaient d’or, ils étaient lumière et désespoir. Ils étaient loin, oh tellement loin de chez eux… Un chez eux qui n’existait plus et qui parlait leur langue désormais, qui déposait fleurs, épices et sacrifices dans l’obscurité des temples ?
Il y avait cet appel désespéré d’une maison, d’un foyer. Quelque chose saignait, quelque chose qui ne pourrait être réparé. Qu’est-ce qui donc s’était blessé en eu pour les placer ainsi, de l’autre coté du soleil ?
S’il n’y avait eu que les humains pour perdre la foi, ils auraient pu y survivre, mais les dieux ne l’avaient plus également. Que faire ?

Alors ma belle, t’arrives à mendier ? On est des sacrés clochards de luxe, pas vrai ?

Qu’ils laissent tout brûler, qu’il brûle en premier. Pas de quoi être mélodramatique, la marche victorieuse était finie depuis longtemps. Guerre, guerre, guerre… l’animal en lui hurlait cela. La guerre pour l’apocalypse ? Il aimerait bien, un vrai combat, un massacre loin de toute vie et de toute beauté. Cette simple idée fit sourire le démon, mais aux yeux de qui était-il perdu alors ?

T’es la première que je croise depuis…pfiouh, bien longtemps ! J’suppose que comme d’habitude, tu sais rien pour mes frères et sœurs ? Jusqu’au bout ils m’auront pourri la vie ceux là. Enfin… Cacahuètes ?

Aimable, le blond lui tendit le petit sachet ouvert. Il ne pleurait plus, du moins semblait-il, mais la douleur était là, ancrée en lui, comme une partie de son être que rien ne pourrait jamais faire disparaître.

Prends en une, allez… on dira que c’est une « offrande » amicale, ça te donnera du rose aux joues. Toujours fidèle à Zeus en parlant de ça ? Bien dommage…

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