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 destruction massive assurée ? ∞ seth.

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MessageSujet: destruction massive assurée ? ∞ seth.   Sam 14 Juil - 21:18

Elle s'ennuie. Bras ballants, faciès figé en une expression de lassitude, la démone au visage de porcelaine déambule en plein crépuscule à travers les rues de la ville. Elle erre, telle une âme en peine, à la recherche d'une nouvelle source d'amusement. Car oui, cela fait bien trop longtemps à son goût qu'elle n'a plus ressenti cette merveilleuse sensation de plénitude qui l'emplit tout entière lorsqu'elle arrache la vie - de ses petites mains frêles mais pourtant ravageuses - à une pauvre âme humaine innocente. Bien trop longtemps que le frisson de la découverte, de la traque puis enfin de la chasse d'une nouvelle proie ne lui a pas chatouillé l'échine. Bien trop longtemps qu'elle n'a pas rit aux éclats en observant la terreur animer les yeux d'une de ses victimes. Ou qu'elle ne s'est pas délectée en observant cette faible lumière dans les yeux d'un torturé s'effacer pour finir par s'éteindre complètement dans les secondes qui suivent. Bien trop longtemps que … Bref, stop avec les images : je pense que vous avez compris le message.
Corps totalement détendu et lâché, lèvres incurvées en une moue blasée : Moïra s'ennuie. Profondément, terriblement, horriblement. Même ses yeux ont perdu de leur éclat naturel, de cette lueur pétillante et malicieuse que généralement abritent constamment ses prunelles. Elle a l'horrifiante impression d'être devenue obsolète, le sentiment détestable d'être désormais comparable à une banale humaine et d'avoir été déchue au même rang que l'une de ces énergumènes avec lesquelles elle cohabite. Elle est devenue insipide ou de moins, se rapproche dangereusement de le devenir et c'est là quelque chose que la demoiselle refuse catégoriquement ; c'est tout simplement hors de question.
Un soupir. Un soupir de lassitude. Silencieux et presque imperceptible mais qui transperce tout de même la barrière des lèvres de Moïra. Ce sentiment de lassitude pèse affreusement lourd sur son petit cœur. Et puis, comme pour amplifier son mal-être déjà bien ancré dans chacun de ses membres, la démone est ce soir pleine d'une certaine mélancolie. Je vous l'accorde, curieuse émotion pour une entité capable des pires horreurs. Et pourtant … La tristesse - émotion répugnante et typiquement humaine - est parvenue à s'insinuer dans son être tout entier pour faire d'elle sa captive, son nouveau jouet. Et Moïra déteste cela : se retrouver comme piégée dans son propre corps, en proie à une force invisible bien plus supérieure qu'elle. Elle qui déteste perdre le contrôle sent son emprise sur les événements s’égrainer au fur et à mesure que son état de tristesse aggravé s'amplifie.
Alors, coincée entre le marteau et l'enclume, la belle est soudain prise d'une folle envie de frapper dans quelque chose. Fort, très très fort. De tout casser, de détruire la moindre présence qui osera se dresser devant son chemin, de n'en faire qu'une bouchée et de réduire en miettes même le plus minuscule des objets qui lui barrerait la route. Vous l'aurez compris : ce soir, ce n'est pas son soir et il vaut mieux éviter de l'énerver encore plus qu'elle ne l'est déjà. Rares sont les nuits comme celles-ci, où l'entité à la l'impression de ne plus avoir le contrôle de la situation, d'avoir perdu l'ascendant sur l'action, de ne plus être celle qui domine. Connue pour son calme légendaire, la démone ne se met donc que très rarement en colère.
Fermer les yeux, prendre une profonde inspiration, chasser les pensées parasites de son esprit et expirer par la bouche. La brunette effectue l'opération à trois reprises exactement et déjà, elle se sent mieux en rouvrant les yeux. Là, voilà Moïra, on se détend … Pas besoin de s'énerver pour si peu. La douleur lancinante et grandissante qui la consumait quelques secondes plus tôt, ce besoin ô si impérieux de destruction massive qui la rongeait de l'intérieur, s'est déjà réduit à un simple picotement.
Désormais apaisée, la belle flâne tranquillement à travers la ville ; d'une démarche silencieuse et féline, aussi discrète qu'une ombre. Bienvenue à Flagstaff, Arizona. Petite ville du Sud d'une superficie ridicule comparée aux géantes New York et Seattle. Au paysage détonnant et dépaysant avec ses réserves indiennes, son shérif, son ambiance profondément rustique qui lui confère un certain charme et surtout son bar, dont la décoration rappelle étrangement celle des vieux westerns. Le carillon de la porte annonçant l'entrée de chaque nouveau client retentit tandis que Moïra s'y engouffre, d'une démarche aisée et gracieuse, tranchant avec le reste du cadre. Et évidemment, avec un son aussi strident qui s'enclenche à peine la porte poussée, difficile de ne pas attirer l'attention des quelques clients déjà présents. D'un regard, elle embrasse l'endroit à la recherche d'une distraction potable, sans se préoccuper de la dizaine de paires d'yeux qui l'observent simultanément.
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MessageSujet: Re: destruction massive assurée ? ∞ seth.   Lun 13 Aoû - 16:20

Des dizaines d’yeux sur la démone et soudain, des douzaines d’yeux sur la forme apparaissant derrière elle. L’inconnu, grand, semblait d’assez bonne stature pour qu’on ne lui cherche pas noise, aussi personne ne réagit lorsqu’il empoigna le bras de la démone pour la forcer à s’asseoir à une table avec lui. Seth sentait la frustration émaner de la jeune femme, l’envie de colère et de fureur émanait de la peau pâle pour se transmettre à la sienne, se glisser en ses veines, le hanter, l’habiter… Il sourit de toutes ses dents : chaos. Les forces primaires réapparaissaient en ce monde, ainsi ce n’était pas un rêve, quelque chose de fugace, de muselé. Non, l’incendie était là, de même que les murmures.

Hé bien trésor, envie de tout casser ?

Lui aussi ça le chatouillait, le démangeait. Parce qu’il avait tué… L’homme eut un rire de gorge, entre chien et loup. Il s’assit à son tour et passa une langue prédatrice sur ses lèvres. Réveillé, il s’était réveillé, souvenir de sang et de larmes, et le monde allait changer. Quelque chose était apparu dans le bleu de son regard, sauvagerie et massacres. Il bouillonnait d’un feu nouveau et de démon, il n’y avait presque plus trace en lui. Primaire, sauvage, chaotique, son propre nom lui brûlait les lèvres, sans personne pour le prononcer.

Tu t’ennuies de ton vieux prof ? Non tu parles, tu viens juste traîner par ici pour jouer les tyrans et les petites filles gâtées. Alors, qui pour être ta victime : ce pauvre type là au comptoir, ce couple si mignon à la table d’à côté, ou bien tout le monde ? Tu n’as que l’embarras du choix !

Bien sûr qu’il cherchait à la faire sortir de ses gonds, Seth était un emmerdeur professionnel. Bien peu pouvaient se targuer de comprendre ce qui lui passait par la tête, bien peu avaient conscience de tous ces vents contraires le traversant. Il taisait sa vie, il taisait sa douleur, regardait les autres le considérer comme « lui », comme « le chien », cette chose, ce bouffon qu’on voulait qu’il soit. Longtemps, son esprit désorienté n’avait pas compris ce que lui-même attendait, mais maintenant ? Maintenant il y avait cette colère qu’il n’arrivait plus à étouffer. Parce que les dieux mourraient de la main d’autres dieux, parce qu’il ne pouvait plus se cacher derrière cette chose qu’il n’était pas, parce que rien ni personne ne pourrait l’aider. Dans quoi s’était-il fourré, à vouloir se faire passer pour un démon ? Dans quelque chose qui donnait une énième raison à ses congénères de le haïr. Seth avait soif, soif d’empathie, lui qui ne pouvait se comprendre lui-même, et soif de ses frères, de ses sœurs, soif des disparus qui ne pouvaient revenir…

Il n’y aurait plus d’étoiles dans le ciel, le cheval était sans cavalier, l’enfant sans père, le dieu n’avait plus de nom. Plus de nom… A nouveau un rire, celui du condamné à mort, il y avait des cernes sous les yeux de Seth, mais sa fatigue était profonde, millénaire. Il ne voulait pas être ici, il ne voulait pas être avec un démon, il ne voulait plus voir de démon. Qu’est-ce qu’il faisait là, où était-il ? Comme une migraine dans sa tête… Et s’il disparaissait ? Non, bien sûr que non… Ah bordel, il avait été tellement de choses ! Un frère, un amant, un ennemi, un dieu, un fils, un guerrier, un assassin, un traître, un solitaire, un démon, un chien…
Et maintenant ?
Maintenant le vent oubliait son nom, il fuyait les musées, leurs ombres et les choses changeaient. Oui, les choses changeaient, parce qu’il avait tué un dieu.
Il aurait aimé être fait d’étoiles et de poussière, s’enfuir au firmament, sceller sa langue et ses lèvres sous la puissance d’un astre mourant, mais il n’était plus que…. Que quoi ?
Ses yeux se posèrent sur Moïra.

Tu bois quoi ?
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MessageSujet: Re: destruction massive assurée ? ∞ seth.   Mar 21 Aoû - 20:46

Elle se laisse envelopper par l'ambiance environnante. L'endroit vibre, suinte de tout ses murs et exulte l'énergie, la luxure et la débauche la plus excessive. Sons et senteurs viennent instantanément éveiller ses sens. Juke-box qui crache d'anciens tubes, des classiques du rock. Faible odeur de renfermé et de vieux bourbon qui englobent l'endroit. Des effluves d'alcools naviguent à travers la pièce, flottent et s'entremêlent, se regroupent et se mélangent pour créer cette atmosphère si singulière dans laquelle Moïra se complaît. Deux pas en avant ; les regards se dissipent et convergent vers une nouvelle source d'attention tandis que la démone s'acclimate à son nouveau terrain de jeu. Silencieusement, elle observe et commence à examiner - à scanner, presque - la pièce, à la recherche d'une proie potentielle ; une de carrure pas trop imposante pour que la traque ne se fasse sans aucun soucis mais, tout de même assez résistante pour lui promettre ne serait-ce que quelques heures d'amusement.
Ses prunelles, assoiffées et avides de sensations fortes et d'hémoglobine, vagabondent. Du centre de la pièce, où un troupeau de filles à peine majeures se dandinent outrageusement au son de la musique. À la table dix mètres plus loin, exclusivement composée de jeunes mâles en rut qui lorgnent du coin de l'œil et sans gêne aucune les formes généreuses dudit troupeau, bière à la main malheureusement insuffisante pour étancher cette nouvelle soif. Au fond de la salle, où la douce symphonie des reflux gastriques d'une femme - victime du verre de trop - est couverte par la musique émanant du juke-box. Et enfin, au comptoir, où curieusement une majorité d'hommes sont avachis sur le zinc froid, un verre à moitié vide à la main. Moïra ne peut s'empêcher de faire rouler ses yeux au ciel ; ce soir, aucun de ces spécimens ne l'inspirent.
Alors, la brunette se résigne à rejoindre le comptoir elle aussi, histoire d'y imposer une présence féminine et de briser l'uniformité qui s'est installée. Mais, tandis qu'elle s'apprête à prendre place sur l'un des tabourets, elle sent une main qui l'empoigne et l'entraîne directement à une table libre plus loin, légèrement éloignée du reste de la foule tout en restant à proximité du centre d'actions. Cheveux blonds comme les blés, regard d'un bleu à vous faire frémir et glacer le sang, carrure d'athlète, attitude nonchalante et manières d'homme des cavernes. Seth. Fut-il été un simple humain ou même l'un de ses congénères, la démone l'aurait gratifié d'un regard assassin couplé d'un coup de genou dans le service trois-pièces pour un tel affront. Mais pas une once d'humanité n'a l'air de subsister en Seth et il n'a rien d'un démon lambda. Et puis, vu la taille imposante de son assaillant, les jours de Moïra se seraient curieusement raccourcis peu de temps suite au dit coup de genou dans le service trois-pièces. La brunette se contente donc d'un soupir exaspéré et d'une réplique qui se veut cinglante. « Bon sang, ça te tuerait d'essayer d'agir – de temps à autre - comme quelqu'un de civilisé ? Un peu plus et tu me tordais le bras ! » Éclat de rire caverneux de la part de son interlocuteur, qui prend tranquillement place en face d'elle. Son regard croise le sien et Moïra l'observe, comme intriguée. Car ce soir non, il n'est pas comme d'habitude. Peut-être est-ce parce que des semaines, des mois entiers se sont écoulés depuis leur dernier échange mais, Moïra a la curieuse sensation que Seth a changé. « Tu t’ennuies de ton vieux prof ? Non tu parles, tu viens juste traîner par ici pour jouer les tyrans et les petites filles gâtées. » Moïra ne l'écoute que d'une oreille, trop occupée à s'interroger sur ce qu'il y a de différent. Il a désormais dans le regard cette étincelle voilée ; quelque chose d'ancien, de primitif qui fait briller ses prunelles et les illuminent. Connivence. Pendant le plus bref des instants seulement, la démone a l'impression de savoir ce qu'il se trame dans sa tête blonde. Puis son regard s'obscurcit et de nouveau, c'est le noir total dans son regard.
Elle sourit, belle tentative. Si il cherche à l'énerver ainsi, en la titillant à travers des remarques qui se veulent agaçantes, c'est bien mal la connaître ; il en faut plus pour éveiller ce qui sommeille en elle. « Quoi, une fille n'a plus le droit de simplement traîner dans un bar ? Pourquoi tout doit obligatoirement se réduire en boucherie humaine ? » Hm, même la perspective de pouvoir commettre un carnage grandeur nature ne l'emballe pas. Ce soir, la brunette n'est vraiment pas dans son assiette. Peut-être qu'un peu d'alcool égayerait sa soirée, pourquoi ne pas tenter ? « Un Martini pomme. » dit-elle, en interpellant une serveuse d'un claquement de doigts.
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MessageSujet: Re: destruction massive assurée ? ∞ seth.   Mer 22 Aoû - 19:51

Il y eut un instant de silence, comme un moment d’éternité. Graves, solennels, les deux yeux bleus n’étaient aussi rien d’autre que l’expression de la plus pure tristesse. Seth leva la main, une grosse patte bourrue, et l’abattit sur la nuque de Moïra. Avec douceur alors, celle d’un vieux père, celle d’un vieux frère, il l’attira à lui et lui baisa le front. Les démons, des créatures qu’il n’avait jamais vraiment cherché à comprendre, avec leur peur des sentiments, leur envie de cruauté, leur absence de cœur… Quelle force y avait-il à cela ? Un dieu était un être de tourments et de passions, trop vieux, trop ancien pour survivre dans ce monde sans âme. Et pourtant…

C’était assez civilisé pour toi, ça ?

La civilisation, quelque chose par trop éloigné de lui. Fatigué, oh il était si fatigué… Un instant, Seth ferma les yeux, millénaire, séculaire, et entrevit alors une lumière à sa fièvre. Se ressaisir, oui, peut être. Bien sûr qu’il le pourrait, il pourrait faire tant de choses en vérité. Une marée en lui pour le saisir, le noyer, le temps, l’infini. Qui donc lui murmurait ainsi des secrets à l’oreille, celui des massacres passés, ou encore ceux à venir. Le sang appelle le sang et jamais l’humanité ne manquera de larmes.
Il ne put s’empêcher de caresser la joue de Moïra. Ce n’était pas un comportement de démon, ça n’avait jamais été un comportement de démon… Avait-il représenté quelque chose pour elle, s’était-il inscrit un temps, rien qu’un temps, dans sa réalité ?

C’est ça le secret, fillette, dès qu’il y a une femme, tout n’est que boucherie.

Une serveuse s’approcha, suite au commandement de la démone. En plus du verre d’alcool de son interlocutrice, Seth en profita pour demander du lait. Il se cala un peu mieux contre le dossier de la chaise et respira les odeurs de bois, d’alcool et de vieille sueur du lieu. Le parfum de Moïra lui parvenait alors, chargé, sensuel, celui de son corps, de sa peau, mais oh combien différent de celui des déesses. Tout n’était rien de plus qu’un décor en noir et blanc, sans haine ni saveur. Ne restait rien d’autre que la douleur….

Toi non plus t’es pas dans ton assiette ? Allez, raconte tout à ton vieux, vieux copain…

Fut un temps où il lui avait appris quelques tours, à cette gamine, lui offrant une certaine forme d’affection. A sa manière, Seth avait essayé jusqu’à lui inculquer une manière de penser à mi chemin du démon et de la divinité, puis Moïra avait trouvé sa propre route, et suivie une voie faite pour l’ombre de ses pas. De ses choix, Seth ne lui tenait rigueur, elle ne faisait pas partie de son monde mais, sans lui en donner conscience, le dieu avait essayé de lui ouvrir les yeux au sien, lui offrant des armes de connaissance et de savoir, qu’elle ne soupçonnait pas.
L’animal en lui cessa alors de gronder. Le calme, enfin ? Il ne savait pas. Il y eut un éclair de douleur dans le secret de ses yeux, mais cela fut tout.
Un démon ne tendait pas la main, un démon n’aidait pas, mais Seth avait besoin d’aide, sous peine de laisser se déchaîner une colère par trop ancienne.
Illusion, fragilité, pouvoir, parfum d’ombre et de vent, quoi d’autres encore ? Moïra, nom d’une douleur, ténue mais puissante, ambiguë, celle d’une vie démoniaque qu’il abandonnerait, oui qu’il abandonnerait.

Un ami est un ennemi, mais un ennemi n’est aussi rien d’autre qu’un ami. Sans ordre ni morale, le monde de Seth cherchait à se reconstruire, à s’adapter à une vie moderne, complexe mais si aisée. Hélas….
Tout détruire, tout brûler ?
Hélas…
Et la force d’un sourire, comme une étoile mourante, le souvenir d’une galaxie. De nulle blessure ne peut guérir un soleil, car le monde possède tant de secrets. Il attendait, oui il attendait…
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MessageSujet: Re: destruction massive assurée ? ∞ seth.   Jeu 30 Aoû - 18:59

Un baiser. Douce étreinte typiquement humaine qui s'abat sur la démone et la prend de court. Bah oui, comprenez-là : pour se laisser apprivoiser et savourer tant de douceur, d'émotions fragiles et de gestes délicats d'un coup d'un seul, il lui faut un certain temps d'adaptation à la petite. Le baiser est simple ; sur le front et non sur la joue ou même sur la bouche. Rien de langoureux là-dedans, bien au contraire. L'étreinte, elle, est semblable à celle d'un grand-frère et presque à celle d'un père, véritablement heureux de retrouver sa progéniture. Elle ne dure pas plus de quelques secondes mais, durant ce fragment de temps, Moïra croit déceler en son interlocuteur un sentiment particulier ; comme une once d'humanité qui subsisterait en lui. Curieux. Tandis que Seth s'éloigne d'elle pour s'asseoir, Moïra ne le quitte pas du regard, plisse tout doucement des yeux et incline légèrement la tête sur le côté en signe d'incompréhension. Quelque chose a définitivement changé en lui.
Physiquement, il est toujours le même ; la même masse colossale et imperturbable de force et de charisme. Non, c'est au-delà de sa carrure imposante, de son armure de muscles, que réside la métamorphose. Dans les rouages les plus profonds de son âme. Il est différent, c'est une évidence ; il a l'air plus vieux et par conséquent, plus sage. Et ce changement se traduit par cette nouvelle posture qu'il aborde, cette étincelle nouvelle qui avive son œil, cet air mélancolique qui désormais étire et habite les traits de son visage et semble y avoir élu domicile pour longtemps. « C'est déjà mieux, oui. » Il ajoute à son baiser, une caresse tout aussi délicate ; ce soir, il est décidément d'une humeur particulièrement tactile. Venant d'un autre, cela l'aurait irritée ; ou peut-être indifférée, Moïra n'est ni quelqu'un de très tactile, ni quelqu'un de très chaleureux. Toutefois venant de lui, son grand inspirateur, ce geste l'intrigue et l'inquiète presque. Que diable est-il arrivé à son mentor ; cette figure qui autrefois lui inspirait effroi, respect mais aussi et avant tout une profonde admiration ? Le temps qu'ils ont passé loin l'un de l'autre y est sûrement pour quelque chose néanmoins, Moïra a la curieuse sensation de faire face à un inconnu, ou presque.
Devant elle, se tient une toute nouvelle version de l'homme qui l'a façonnée ; une sorte de Seth 2.0 si vous préférez, comme un ordinateur qui aurait subi une mise à jour. Cependant, la brunette n'est pas sûre d'apprécier cette variante. Elle l'aimait bien elle, cette première version, sans bugs, sans fioritures ni artifices, et aimerait bien qu'il y ai - pour continuer avec la métaphore de la machine - un moyen de tout réinitialiser, de recommencer à zéro. Sûrement que, là aussi, elle allait avoir besoin d'un temps d’adaptation. Toute cette situation n'a pour effet que d'accentuer encore un peu plus cet affreux sentiment de mélancolie, de nostalgie du temps passé où tout était – ou du moins, tout lui semblait - étrangement plus aisé et plus drôle. Beaucoup beaucoup plus drôle. À l'époque, elle aurait déjà fait de ce bar austère d'un autre temps, un joli petit abattoir et liquidé avec un plaisir fou chacun de ses clients. Ce soir, c'est tout juste si cette idée lui traverse l'esprit. Blasée, elle est blasée. Elle a la terrible impression de stagner, d'être triste et terne. Comme anesthésiée de tout plaisir.
Cent ans qu'elle flâne et vagabonde à travers l'Amérique, semant chaos et destruction, sang et larmes, terreur et horreur sur son passage chaque fois que l'envie lui prend. Et à quoi bon ? Après tout, une fois le crime commis et le sang versé, l'euphorie se tasse et passe et le temps s'écoule incroyablement lentement. Jusqu'au prochain meurtre. Cent ans … C'est relativement et ridiculement court pour un membre de son espèce. Pourtant, du haut de son siècle d'existence, Moïra a l'impression d'avoir déjà tout vu et tout vécu ; et cela l'ennuie. Profondément. « C’est ça le secret, fillette, dès qu’il y a une femme, tout n’est que boucherie. » Nouveau sourire ; elle avait oublié à quel point elle appréciait sa compagnie. Seth avait été tellement de choses pour elle : un mentor, un professeur et un guide spirituel, une sorte de père de substitution suite à l'absence pesante de Lucifer, un protecteur, un partenaire de crime, un confident, une présence à la fois singulièrement troublante et apaisante, un ami … « Bof, la boucherie, les massacres et tout le reste … Ça devient surfait, tu sais. »
Un claquement de doigts plus tard et une serveuse pulpeuse fait son apparition pour prendre leur commande. « Toi non plus t’es pas dans ton assiette ? Allez, raconte tout à ton vieux, vieux copain … » Comme première réponse, c'est un soupir qui transperce la barrière des lèvres de la brunette. « Je m'ennuie, tout simplement. Tout est si … atrocement monotone, tout a perdu de son attrait. Quand, comment est-ce que nos existences sont devenues si placides ? » déclare t-elle, une moue boudeuse et enfantine prenant place sur ses lèvres. Nouveau soupir comme elle voit sa commande arriver. À peine la serveuse au mini-short outrageusement mini s'approche de leur table que l'entière attention de Moïra se porte désormais sur la substance d'un vert électrique, qu'elle attrape au vol et porte à ses lèvres à une vitesse ahurissante. Sa gorgée avalée, elle pose son verre à moitié vide sur la table et zieute son interlocuteur. « Et toi alors, qu'est-ce qui hante ton esprit ? Tu as l'air si … différent. »
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MessageSujet: Re: destruction massive assurée ? ∞ seth.   Ven 7 Sep - 15:32

En attendant tu me regardes comme si j’allais te foutre une branlée. C’est vrai que j’t’en ai déjà mis pas mal, t’as jamais toujours écouté ce que je te disais. Une vraie plaie de s’occuper de toi, enfin j’suppose que tu me rappelais quelqu’un. En attendant, te frapper ça m’aidait parfois à pas te sauter dessus…

Un ricanement, le même que d’habitude : celui lui secouant le torse en u semi aboiement, homme bête, homme menaçant. De la violence, il y en avait tellement en lui, ses congénères avaient parfois eu à le subir, mais entre les coups et les remontrances, il avait montré à Moïra bien plus de secrets qu’à aucun autre démon.
En attendant, la petite déprimait… Et Seth souriait. Une connexion se tendit alors entre eux, infime, minuscule, tendre et poisseuse. Cette mélancolie, elle avait habité Seth tant de temps, lui que les démons ne pouvaient comprendre, comme un chien noir pour lui bouffer le cœur de l’intérieur.
Sa grosse patte se leva à nouveau pour se saisir de la main de la jeune femme.

T’en as vécu déjà pas mal, des années, ma belle. Et le monde fait que changer… Ce qu’il va se passer ? Je vais te dire : l’Apocalypse sera votre perte. Qu’est-ce que tu vas faire ? Te battre, c’est dans ton caractère, mais après ? Attendre… attendre quoi, de voir les visages de tous ceux que tu connais s’effacer, disparaître. Il n’y aura plus que des souvenirs, et pas que des bons... Après, après quoi ? Un monde inconnu où tu auras à choisir : t’effacer à ton tour ou bien survivre. Attendre, attendre encore et toujours…

La peau blanche était rouge, presque à vif, sous la pression des doigts du dieu. Cette grande main emprisonnant cette petite, une vision dérangeante, presque obscène. Malgré ce physique qu’ils possédaient tous deux, malgré cette apparente jeunesse, se sentait le poids des siècles et des années. Seth était vieux, tellement vieux, et Moïra, boudeuse, mélancolique, ne semblait soudain rien de plus qu’une enfant.

Que se passera-t-il lorsque les démons auront de nouveau peur du noir ? Réfléchis là-dessus…

La serveuse allait et venait. Seth, en bon mâle dominant, n’hésita pas à jeter un coup d’œil bien appuyé. Il se rappelait Kemet, l’ancienne Egypte, les prêtresses aux joues roses qu’il s’amusait à débaucher dans les temples de ses frères et sœurs, leurs colères parfois… Le bon temps.

Tu veux tuer avec moi, l’oisillon ? Si tu te sens blasée, c’est que tu sais plus comment bien faire les choses. T’as encore besoin d’un prof, on dirait…

Ah les cours de massacre qu’il lui donnait avant, les grandes questions comme : comment bien réagir quand on a du sang dans les yeux et que l’on est aveuglé ? Que du bonheur. Ou pas…
Un rire, encore un. Il avait emmené Moïra tuer, une fois. Il y a longtemps. Garderait-il ses souvenirs avec la démone ? Seth avait choisi d’oublier tellement de choses, pour ne pas sombrer. Ne restait que son obsession pour une sœur disparue et le souvenir d’un monde perdu. Avait-il gagné la moindre chose, chez les démons ? De cela, il en doutait…

Tue un nourrisson, sinon. Le sang de bébé, ça revigore… Mais cherche pas une quelconque résistance, à vrai dire j’ai toujours trouvé cette humeur assez idiote : vouloir qu’on résiste. T’es toujours le plus fort… Tue un bébé, Moïra, tues en un. A cet âge on connaît rien du bien, rien du mal. Bois son sang, tu verras quelque chose dans son regard, tu te souviendras de pourquoi tu es un démon. Les peurs primales, ça existe toujours, il faut savoir les réveiller, les incarner…. Tu t’en sens capable ?

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MessageSujet: Re: destruction massive assurée ? ∞ seth.   Dim 16 Sep - 19:14

Ah, les remontrances façon Seth ; un joli souvenir de ses années de formation. Ou pas, en faite. Il faut dire qu'il avait une manière bien particulière du lui apprendre les choses, en particulier lorsqu'elle n'était pas franchement d'humeur à recevoir des ordres. "Tu as besoin de discipline et de structure." qu'il lui disait, avant de lui coller une raclée magistrale qui suffisait généralement à redonner à Moïra l'envie d'apprendre et faisait d'elle une élève modèle pour quelques heures. Ah, le bon vieux temps ... Et soudain, une ambiance bien plus sombre s'installe sans que la démone ne comprenne trop comment ni pourquoi. Et tout ceci la décontenance pas mal.
« T’en as vécu déjà pas mal, des années, ma belle. Et le monde fait que changer … Ce qu’il va se passer ? Je vais te dire : l’Apocalypse sera votre perte. Qu’est-ce que tu vas faire ? Te battre, c’est dans ton caractère, mais après ? » Frémissement de cils, déglutition étrangement difficile. Quelque chose - une force indéfinie - se développe et se crispe au creux de son estomac. Des frissons lui agitent la nuque et, pour la première fois depuis bien des années, elle a peur ; son armure invisible et imperceptible, construite puis perfectionnée au fil du temps, a finalement été atteinte. Elle se sent comme un soldat vaillant au combat, un champion qui jamais n'aurait failli et qui se prendrait brusquement et de plein fouet une flèche aiguisée, la flèche fatale et mortelle directement en plein cœur. Sauf que ce n'est pas une flèche affûtée qui brise littéralement sa carapace de verre, mais quelques phrases toutes simples et plutôt banales en soi. Une succession de mots alignés les uns après les autres de manière à la détruire de l'intérieur tout doucement, comme à petit feu. Et pourtant – malgré le trouble qui la consume intérieurement - son visage reste de marbre face au petit monologue moralisateur improvisé de son interlocuteur.
« Attendre … attendre quoi, de voir les visages de tous ceux que tu connais s’effacer, disparaître. Il n’y aura plus que des souvenirs, et pas que des bons ... Après, après quoi ? Un monde inconnu où tu auras à choisir : t’effacer à ton tour ou bien survivre. Attendre, attendre encore et toujours … » Les mots de Seth la touchent, l'inquiètent plus qu'elle ne veut le laisser paraître. Car détendre les muscles de son faciès voudrait dire montrer sa vulnérabilité et par conséquent, admettre que l'on est faible. Et la brunette aime à penser qu'elle est tout, sauf faible. Elle aime la puissance et elle aime maîtriser les événements plus que tout au monde, c'est une évidence. Une vraie maniaque du contrôle. Sauf que ce soir, assise sur cette chaise où Seth l'a traînée de force, sa petite main emprisonnée dans la sienne, géante, brûlant de s'échapper de son emprise, notre chère petite obsédée du pouvoir n'a malheureusement plus le contrôle sur rien du tout et a même la terrible sensation de ne jamais l'avoir réellement eu, ce contrôle. Cette chose, cet élément si fugace et si abstrait qu'elle crève d'envie d'obtenir pour de bon, de saisir pour ne plus jamais le laisser s'échapper. Moïra a la sensation que tout ceci n'est qu'une vaste plaisanterie, un grand jeu orchestré par une puissance bien plus impérieuse qu'elle et dans lequel elle ne joue que le rôle d'un pion parmi de nombreux autres. Une pièce de plus d'un puzzle, dont on ne s'est pas encore débarrassée uniquement car elle est utile à un plus grand plan, à un gigantesque dessein bien plus important qu'elle. Et ce sentiment, cette soudaine réalisation la détruit, la bouffe et la crève de l'intérieur. Vulnérable, elle se sent vulnérable. Habituellement, ce genre de discours ne l'aurait absolument pas touché et plus énervée qu'autre chose. Mais son état d'esprit présent aidant, cette curieuse et destructrice mélancolie qu'elle ressent depuis le début de la soirée, semble l'affaiblir. Et la démone déteste cela.
Elle tressaille ; durant la totalité de son monologue peu joyeux, elle l'a sentie : cette part de doute qui s'insinue en elle comme un puissant venin. Cette curieuse aura morbide et mortifère qui s'est installée et ancrée définitivement. Elle émane de lui, elle émane de ses paroles, elle émane de toute cette atmosphère et elle auréole et enveloppe la démone toute entière. Et s'il disait vrai ? Et si, après l'Apocalypse tant attendue par ses congénères, l'issue n'était pas celle qu'elle pensait ? Et si l'Apocalypse était le glas qui sonnerait la fin de Lucifer ? Oh, Lucifer. C'est fou ce qu'il peut lui manquer, ce que son absence peut lui peser ! Celui qu'elle considère comme son père. Son créateur. Celui sans qui elle ne serait pas celle qu'elle est aujourd'hui. Celui qu'elle admire, craint et respecte. Bien plus que Seth. Celui à qui elle doit loyauté éternelle. Car oui, la loyauté a beau être un concept terriblement abstrait pour la majorité des démons, ce n'est pas le cas pour Moïra qui lui accorde une grande importance. Que l'Apocalypse tant attendue arrive ou non, qu'elle perde ou qu'elle gagne, qu'elle survive ou qu'elle meurt, son dernier soupir rendra allégeance à Lucifer. À moins que ...
« Que se passera-t-il lorsque les démons auront de nouveau peur du noir ? » La phrase résonne en elle comme un écho, un refrain qui la hante et l'effraie. Elle est assaillie par cet insupportable bourdonnement qui siffle dans sa tête et lui donne l'impression de perdre la raison ; ce sentiment très irritant de ne plus être en charge des événements. D'assister impuissante, comme étrangère, à l'intrusion d'une force impérieuse dans son essence même. Terrible impression imperceptible et indescriptible de danger aussi, besoin irascible de fuir tant qu'elle en a encore la possibilité et, instinctivement, méfiance grandissante envers l'homme qui lui fait face. Mais pourtant, elle ne prend pas ses jambes à son cou. « Tu parles comme si tu étais au-dessus de tout cela … Comme si tu n'étais pas l'un des nôtres. Fais gaffe, on pourrait croire que t'as changé de camp. » Le ton de la blondinette se veut cassant voire méprisant ; intérieurement, elle se félicite de ne pas avoir flanché. Cependant, on décèle dans sa voix une infime partie du le mélange de peur et de méfiance qui lui inspirent les paroles du bonhomme. Mais elle ne prend toujours pas les jambes à son cou, non. Après plus d'une minute emprisonnée, elle préfère libérer - non sans mal - sa main rougie par la douleur de l'emprise de Seth d'un coup sec puis croiser les bras afin de se donner une certaine contenance et attendre de voir, une certaine lueur d'arrogance teintant désormais ses prunelles.
Changement radical de conversation, retour à la normale. Un fin sourire se dessine sur les lèvres de Moïra en voyant le petit manège de la serveuse, en observant ses allées et venues et le regard lubrique que Seth porte sur ses formes généreuses. Tss, les hommes. « L'idée semble alléchante mais tu m'as l'air d'être animé par une autre envie, là, tout de suite. D'ailleurs, j'vois pas ce que tu lui trouves. Elle est d'une vulgarité sans nom. » Et lorsque la serveuse vagabonde vers une autre table, il reporte enfin son attention sur elle. « Tue un nourrisson, sinon. Le sang de bébé, ça revigore … » L'idée semble alléchante. De sa courte carrière de démon, les infanticides de Moïra se comptent sur les doigts d'une main et elle se dit que cela lui ferait peut-être du bien. À sa question, elle sourit et hoche la tête mais une question vient la turlupiner. « Par contre, où tu veux trouver un mioche à torturer à cette heure-ci ? Ils doivent tous être profondément endormis. » Triste ; fût un temps où des questions aussi triviales et logistiques ne lui auraient même pas traversées l'esprit. Faut croire qu'elle commence définitivement à se faire vieille ....
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MessageSujet: Re: destruction massive assurée ? ∞ seth.   Lun 1 Oct - 14:00

Elle était magnifique, Moïra, créature de pouvoir et d’obscurité, à laisser la peur émaner d’elle-même ainsi. Il y eut un éclair dans les yeux de Seth, comme un rire qui ne passerait pas la barrière de ses lèvres, comme une envie de transformer cette louve en tourterelle. Il avait modelé l’esprit de la démone avec autant d’aisance qu’un potier donne la forme voulue à l’argile sous ses doigts. Bien évidemment, la belle était à présent tout à fait indépendante, avec sa propre façon de penser sûrement bien éloignée de Seth et de ses enseignements, et l’empreinte du dieu était peut être oublié, mais et alors ?
Un peu de méfiance, mais toujours du respect. A vrai dire, la démone devait bien être la seule personne à lui en avoir jamais offert. Il se pouvait qu’un jour Seth la trahisse, ils vivaient tous trop vieux, trop longtemps, pour que des désagréments de ce type n’arrivent pas, mais pour le moment la jeune femme lui offrait ce qui se rapprochait le plus de la fidélité, à son égard.
Cependant Moïra n’était pas idiote, elle doutait et tâchait de délimiter ce q’elle ne comprenait pas par ses questions d’apparences anodines. Une vraie renarde, il avait toujours aimé cela chez elle…

T’es mignonne, mais avant de poser les questions demande-toi par toi-même si dans votre camps, je l’ai jamais été… Peut-être que oui, peut-être que non ? Mais si j’étais ton ennemi, je n’aurai pas fait de toi ce que tu es aujourd’hui.

Elle retira sa main et ce simple geste permit alors à Seth de se rendre compte de toute l’affection qu’il avait pour Moïra. Le dieu ne s’était jamais caché de ses émotions, contrairement aux démons ou même à certains de ses congénères : des faiblesses, il en avait et savait exactement où celles-ci se trouvaient.
Le commentaire sur la serveuse le fit rire, mais la démone avait raison : elle était vulgaire. Seth détestait la vulgarité, il venait d’un temps où les femmes respectables portaient des robes laissant leurs seins découverts, certes, mais savaient également ne rendre pas cela vulgaire. La mentalité d’aujourd’hui, cela semblait être de montrer le moindre bout de chair possible et ce de la manière la plus aguicheuse. Les gens prenaient cela comme une définition du mot « esthétique », joies du monde moderne. Cependant l’humaine était bien foutue, il fallait l’admettre…

Jalouse ? Mais t’as raison, je les préfère quand même avec un minimum de classe. Enfin cette gamine là, par contre, c’la proie parfaite pour un bon petit massacre, tu maquilles ça en crime sexuel pour le fun et quand le corps est découvert, tu lances des rumeurs dans la ville concernant un châtiment divin envers la prostituée de Babylone. Vive l’Amérique !

Un petit instant de silence songeur juste avant que Seth ne claque la langue, agacé. Patient, il ne l’était pas vraiment, Moïra avait du en faire la douloureuse expérience, aussi n’aimait-il pas les questions idiotes. Idiotes selon sa propre logique évidemment, logique qui pouvait l’être d’ailleurs tout autant.
La main vola, assénant une petite claque sur le haut du crâne de la jeune femme. Voilà qui, il l’espérait, lui remettrait les idées en place.

T’es quoi, un démon ? C’est toi le nourrisson, c’est de toi que j’devrais boire le sang juste pour m’occuper… Hé bien mignonne, depuis quand il te faut la permission hein ? Tu veux tuer quelqu’un, tu t’emmerdes pas et tu frappes au hasard. Rentre dans les maisons, idiote, tu verras tout de suite s’il y a un môme ou pas. Tu veux pas prévenir les parents avant, histoire d’être sûre qu’ils soient d’accord ? Non parce que tant qu’on y est… Je t’ai pas appris tout ça pour faire de toi ne gourdasse, une chienne qui aboie mais a peur de mordre.

Il s’en fichait bien de blesser Moïra, de toute manière la jeune femme avait du en voir d’autres, niveau insultes.

Tu sais qui a un bébé ? Notre amie la serveuse… Elle habitue juste au dessus du bar. Besoin que je te tienne la main, que je l’occupe pendant que tu fais u sort au mioche, t’auras pas trop peur toute seule ?

Un ricanement froid, méchant, primaire.
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