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 Un café? Un espresso? De l'alcool? Pitié Monsieur C., j'ai besoin de vous parler! [PV Crocrow]

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MessageSujet: Un café? Un espresso? De l'alcool? Pitié Monsieur C., j'ai besoin de vous parler! [PV Crocrow]   Mar 5 Juin - 19:51

Tendue, elle fit tourner sa tasse de café entre ses doigts, jetant de temps en temps des regards aux alentours. Le café était bondé, la pluie diluvienne qui tombait depuis un moment déjà ayant amené les passants à se réfugier dans tout bâtiment proche. Désormais des grêlons de la taille de billes accompagnaient les trombes d'eau qui ne cessaient de s'effondrer sur les états-unis d'Amérique. La météo du jour sonnait comme catastrophique, apocalyptique. Le changement de temps n'avait rien de normal, pas en si peu de temps. Si le citoyen lambda ne pouvait le deviner et mettait sur le compte de Dieu ou de pas de chance, Judith elle y voyait un signe malin. Pourtant, ce message venu de nul part ne l'enchantait guère. Elle ne savait pas non plus véritablement de quoi était énonciateur ce changement climatique soudain, ce qui suffisait pour mettre ses sens en alerte et l'autoriser à agir avec prudence. Et puis, de toutes manières, elle avait toujours préféré à la pluie et l'humidité, la chaleur et le soleil.

Il fallait bien admettre que ce qui se tramait dépassait plus que de raison son entendement. Elle en toucherait deux mots à Crowley. Il était fort possible que son patron en sache plus et elle espérait qu'il lui apporterait des nouvelles rassurantes. Depuis quelques temps déjà, des murmures prenaient forme à propos de ''quelque chose'' censé arriver. On parlait d'une personne, d'un ''il'', d'un égal au tout puissant, et même d'autres bêtises à ranger avec les rumeurs d'invasions extraterrestres. Info ou intox, la persistance de ces racontars préoccupait le démon. On était bien loin de la rumeur tuée dans l’œuf. Elle prenait en revanche de l'ampleur, plus ou moins constante. Et si toutes ces paroles échangées clandestinement finissaient par disparaître, ce n'était que pour mieux refaire surface un peu plus tard. Curiosité intrigante, mais dérangeante. Information probablement erronée, mais qui faisait tout de même son petit effet parmi les populations démoniaques tout comme chez ces maudits chasseurs. Selon Judith, donc, un véritable soucis, un problème à résoudre des plus rapidement possible.

Semi-soupir alors qu'elle fit de son mieux pour ignorer un sale gosse qui la montrait du doigt. Quoi ? Avait-elle oublié de mettre son côté démon en stand by ? Ressemblait-elle à Cyclope des X-Men, la combinaison et les lunettes en moins, mais les yeux, eux, bien vermeilles ? Bien sûr que non. Ça ne marchait pas comme ça, mais qu'avait-il alors, cet imbécile à la fixer bêtement comme ça, la main tendue dans sa direction ? Apparemment la politesse ne faisait pas parti des bases qui lui avaient été inculquées. Rien d'étonnant à cela lorsqu'on avait un père qui piquait discrètement le goûter de son enfant pour se le mettre dans la panse. Au moins, le petit ne finirait jamais comme son géniteur si celui-ci avait la fâcheuse habitude de finir -ou même commencer- l'assiette des autres. Pitoyable gros porc qui n'écoutait pas une seule seconde les paroles de sa femme. Après tout, engloutir l'éclair au chocolat de son gamin devait être bien plus intéressant. Quant à elle, qui ne faisait que parler, elle n'avait même pas remarqué le larcin commis par son mari. Oh oui, vraiment pitoyable. Comme Aymes, pour qui elle était là, pour qui elle avait demandé un rendez-vous avec le grand manitou. En lieu public de préférence. Elle avait déjà remarqué les accès de colère de Crowley ces derniers temps et ne désirait pas finir en un petit tas de cendre. Si elle lui faisait confiance, elle redoutait que son patron ne soit irrité par un démon qui ne pouvait même pas s'occuper d'un petit merdeux qui avait signé un contrat. Oui, elle redoutait un peu pour sa vie, parce que tout semblait partir dans tous les sens dernièrement. Si elle ne trahirait pas Crowley, elle ne pouvait pas s'assurer que lui ferait de même par rapport à sa petite personne. Après tout, en y réfléchissant bien, n'était-elle pas qu'un simple soldat du futur roi des enfers, qu'un simple pion dans son jeu ?

Il était toutefois bien évident que de prendre ses précautions pour le moment ne la sauverait pas dans le futur. Si ce très cher Crowley avait décidé de se séparer des bons et loyaux services de Judith, il le ferait sans aucun problème. Au final, elle n'était pas réellement protégée d'une fureur de son patron. Sa venue ici avait pour but de la détendre et de lui éviter qu'il ne peste et hurle à son encontre. Il lui était peu probable que Crowley ne choisisse de se donner en spectacle dans un café bondé.

Elle songea qu'il était temps de donner une leçon à ce gamin malpoli qui ne cessait de la reluquer lorsqu'elle vit les yeux de ce dernier se s'élargir et osciller entre elle et...
Judith se retourna et retint un sursaut. Depuis quand Crowley était là, à attendre, debout, derrière elle ? N'était-ce pas lui que le gosse regardait depuis tout à l'heure, au final ? Elle se renfrogna, espérant sincèrement qu'il n'en était rien et attendit que Crowley prenne place et parle. Le rendez-vous commençait plutôt mal, non ?
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MessageSujet: Re: Un café? Un espresso? De l'alcool? Pitié Monsieur C., j'ai besoin de vous parler! [PV Crocrow]   Jeu 14 Juin - 20:49

Mister C is coming for you, Sweetheart



Manhattan. New York. Ses ouailles semblaient bien aimer cette ville. Entre Los Angeles et New York, il y avait plusieurs heures de décalage et pourtant, Crowley avait fait le voyage en quelques secondes. Bon, il fallait dire aussi qu'il avait fait quelques autres petits arrêts avant de recevoir un petit coup de fil de la part de l'une de ses anges. Qu'avait-elle choisi ? Par pitié, un bar servant du Whisky! Il n'aimait que ça lui... Les bras le long du corps, il observa rapidement les rues. Rien ne lui semblait suspect alors il avança d'un pas plus sûr, bousculant quelques humains au passage. La pluie glacée commençait à percer le tissus de ses vêtements et le démon détestait être mouillé. Aie. C'était quoi ce truc ? Crowley se retourna pour voir ce qui l'avait touché de manière aussi peu plaisante. Ce ne fut pas un grêlon mais des dizaines qui s'échouaient à ses pieds. Le temps était étrange. Décidément très étrange et franchement, si on lui disait que Lucifer était derrière, il ne vous remettrait même pas en question. Quoique... Pourquoi l'archange s'embêterait autant ? Il soupira et disparut pour réapparaître dans le bon café en quelques secondes, se frayant un chemin vers une jeune femme à la plastique séduisante buvant une simple tasse. Qui douterait que derrière ce joli minois se cachait l'âme corrompue d'une démone ? Pas tous ces crétins d'humains. Penchant la tête sur le côté, le roi des carrefours la devinait tendue : le dos raide, ses coups d'oeil inquiet, elle semblait comme une biche en alerte guettant le moindre bruit suspect.

La prudence était mère de sûreté. C'était l'un des principes que Crowley suivait clairement à la lettre. Avançant vers elle, il s'attendait bien à ce qu'elle lui révèle ce qui troublait autant ses pensées. Judith n'était pas le genre de créatures craintives qui se cachaient au moindre coup de vent mais elle savait reconnaître le danger, le vrai. Non, il n'aurait aucune réponse claire à lui rapporter. Lucifer sûrement qui se prenait encore et toujours pour Dieu. Autrement, aucune autre théorie ne lui venait vraiment à l'esprit. Ce qu'il le haïssait. Pour vouloir détruire un monde. Vouloir lui retirer cette deuxième vie dans laquelle il avait toujours excellé. Il avait mis tant de temps à se forger sa place, avait dû faire tout un tas de plans et d'intrigues... Le démon n'admettait pas que l'on puisse réduire ce travail à néant. Les rumeurs du moment, il les connaissait. Il avait envoyé une quantité de démons à la pêche aux informations et il ne tarderait pas à envoyer l'un de ses anges glaner auprès des Lucifériens si leur patron était derrière ce nouveau foutoir. Los Angeles. Le soleil lui manquait tout d'un coup. Ou pas. Après tout la pluie, ça lui rappelait l'Ecosse... Un si beau pays... Un soupir s'échappa de ses lèvres alors qu'il se remémorait ces paysages si spécifiques.

L'humeur maussade, un peu agacé d'être dans un lieu bondé, il attrapa une serveuse par le bras et lui réclama un verre de Whisky. Une fois le liquide ambré en main, il se décida à revenir vers la démone qui l'attendait toujours sagement à sa place. Espérons qu'elle ne lui annonce pas une mauvaise nouvelle, autrement Crowley pourrait ne pas vraiment se retenir et transformer ce lieu en une véritable rôtissoire. A moins qu'il ne l'emmène se faire torturer par les Winchester... Il ne fallait surtout pas que ces deux abrutis perdent la main. Le dos toujours offert, le roi des carrefours vint se planter dans le dos de la jeune femme. Cette dernière ne semblait pas percevoir sa présence. Un fin sourire amusé se dessina sur ses lèvres alors qu'un gamin croisait son regard. Portant son index à sa bouche, il lui fit le signe de se taire mais un morveux restait un morveux... Cet imbécile le pointait du doigt, comme pour signaler à la démone que quelqu'un semblait vouloir lui faire peur. C'était quoi ce morveux qui n'était pas complice dans les blagues ? Il souffla, agacé. L'air dû frôler la nuque de la démone car celle-ci fit volte-face brusquement et le vit. Définitivement raté.

- Salut, mon coeur. Je t'ai manqué ?

Un sourire amusé aux lèvres, il vint sans attendre s'installer en face de la brunette. Buvant une première gorgée de Whisky, il lança un regard réprobateur sur la salle.

- Je n'aime pas trop les endroits bondés en ce moment alors faisons les choses vites et bien. Pourquoi voulais-tu me voir ?

La deuxième gorgée avalée, il posa ses coudes sur la table et son menton sur ses mains croisées afin d'écouter le récit de Judith qui, il en était certain, ne manquerait pas d'être passionnant. Du moins, il l'espérait. Il vaudrait mieux pour elle d'avoir une raison valable, à moins qu'elle veuille des problèmes. Il ne supporterait pas qu'elle ne lui fasse perdre son temps avec des élucubrations inutiles qui de plus menacerait inutilement sa vie... Il était recherché, c'était une tête que Lucifer voulait voir au bout d'une pique !

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MessageSujet: Re: Un café? Un espresso? De l'alcool? Pitié Monsieur C., j'ai besoin de vous parler! [PV Crocrow]   Jeu 26 Juil - 12:52

Elle essaya de cacher sa mine renfrognée, son air réprobateur. Elle détestait cela. Quand il jouait entre le visible et l'invisible, le concret et l'abstrait. Il était Maître, il ne faisait que ce que sa propre conscience lui dictait, n'avait de compte à rendre à personne - contrairement à elle – et se complaisait sans aucun doute à malmener un peu ses fidèles petits soldats. Peu étonnant que certains choisissaient finalement de se faire la malle dans un des camps opposés. Ce caractère versatile et insaisissable embarrassait Judith. Il était impossible pour elle de prendre connaissance des moindres pensées de son patron, de ce qui le préoccupait, de ce qu'il planifiait réellement. Oui, Crowley était tout compte fait une énigme, un mystère qui restait entier. Le démon en devenait encore un peu plus redoutable et redouté. Jouer avec Crowley revenait tout bonnement à jouer avec le feu. Se jouer de Crowley, c'était vouloir en finir avec la vie, quelle qu'elle fut.

Ainsi, démarrer son rendez-vous avec Mister Crowley en ayant l'air irrité ne pouvait que lui attirer des ennuis. Certes, les qualificatifs qu'il employait pour la saluer - et comme il le faisait avec chacune de ses ouailles – l'agaçaient au plus haut point – parce qu'elle détestait cette hypocrisie assumée, elle seule s'accordait le droit d'agir ainsi. Quant aux autres... - mais il valait mieux que lui, grand démon des croisements, garde sa sérénité apparente. Par ailleurs, n'avait-il jamais été véritablement serein ? Si sa conduite, sa façon de se tenir autorisaient ses locuteurs à agir à leur aise, il ne s'agissait que d'un leurre et Judith savait ô combien il fallait peser ses mots, analyser la situation et se méfier de tout avec ce cher Crowley. Son attitude décontractée ne faisait que cacher en réalité un esprit malin et dérangé.

Judith tourna machinalement sa cuillère dans son café tout en cherchant un moyen de présenter à son patron ce qui la dérangeait. Elle préférait prendre des gants, y aller d'une main de velours. Elle pensa éluder la première question du démon, mais se convainct finalement de ne pas s'amuser à lui montrer sa mauvaise humeur. Elle n'était pas maîtresse de la situation, ni de leur rendez-vous. En aucun cas, et jamais, elle n'aurait l'avantage sur Crowley. Il s'agissait de se montrer assez malin, mais pas trop afin de ne pas lui faire croire que l'on pouvait le doubler, pour réussir à s'attirer ses bonnes grâces. Elle réalisa qu'il valait mieux qu'elle soit franche, qu'elle aille droit au but. Tourner autour du pot, voilà quelque chose que lui n'appréciait pas. Comme l'on disait, le temps, c'est de l'argent.

-Comme toujours Crowley, comme toujours. En vérité, plusieurs choses m'angoissent. L'une vous concerne directement. Lucifer. On parle de lui, on chuchote, on murmure son nom, son retour sur Terre. Mais qui l'a véritablement croisé ? Je me méfie des racontars, Crowley. Je sais aussi que vous savez ce qui se passe. Lucifer est-il ici ? Et si oui, devons-nous faire quelque chose ?

Elle fixa Crowley. Détourner le regard, voilà une erreur que commettrait un démon s'adressant à Crowley selon elle. Son attitude n'avait rien d'insolent, elle ne cherchait pas à se mesurer à lui. Elle évitait de lui faire croire qu'elle était faible. Ne pas regarder son interlocuteur lorsqu'on lui parle ne fait que révéler la peur que l'on peut éprouver envers lui. Judith le craignait, et à raison, mais elle n'était pas non plus une froussarde. Si elle préférait la fuite à l'affrontement en règle général, notamment lorsque des chasseurs en avaient après elle, elle n'était pas non plus des plus courageuses, elle savait s'assumer toute entière. Ses actes, ses pensées, ses défauts. Prudence est mère de sûreté. Voilà l'optique qu'elle défendait et visait lorsqu'elle était en compagnie de Crowley. Le vouvoyer lui paraissait ainsi nécessaire. Il fallait tout d'abord mettre une distance entre elle et son patron, par principe, mais aussi par respect. Elle ne le haïssait pas, et n'avait aucune raison de lui vouer sa haine. Elle le respectait, elle tentait de comprendre ses choix, ce qui le poussait à agir comme il le faisait. Il n'était pour elle qu'un patron pour qui elle travaillait et à qui elle resterait fidèle tant qu'il la respectait en retour. Elle ne l'adulait pas, mais elle appréciait certains de ses traits. Il était une relation qu'elle qualifierait d'entièrement professionnelle. Jamais elle ne lui vouerait un culte, elle détestait le fanatisme. Aussi longtemps qu'il agissait avec respect envers elle, aussi longtemps qu'il lui ferait confiance, elle resterait sous ses ordres. La loyauté signifiait beaucoup pour Judith.

Elle baissa un peu la voix après avoir jeté un coup d’œil autour d'eux. Il ne fallait pas que leur conversation s'ébruite. Elle voulait s'assurer que tout allait bien pour Crowley. Il restait tout de même son supérieur, il lui paraissait normal qu'elle s'inquiète pour lui. Le devoir militaire, certainement.

-Est-ce que, d'une certaine manière, le fait que Lucifer soit là peut vraiment vous nuire ? Parce que vous souhaitez toujours vous élever ''hiérarchiquement'', n'est-ce pas ? Je suppose que l'on va devoir vous protéger.

Oui, elle détestait se mettre en danger. Ses yeux avaient luit lorsque ce dernier mot, « protéger », était sorti de sa bouche. Si effectivement les ''sujets'' de ce cher Crowley devaient protéger leur supérieur, alors elle se plierait aux ordres. Elle espérait simplement qu'il ait trouvé un autre moyen. D'un autre côté, n'était elle pas venue dans l'espoir d'obtenir de lui une faveur ? S'il l'acceptait, elle devrait alors lui rendre la pareille. Ce que ça l'exécrait parfois, ces devoirs envers les autres. Être un démon ne faisait pas d'elle un être asocial. Il y avait toujours ces mêmes à respecter, souvent pesantes. Finalement, les enfers ne différaient pas tant que ça de la vie sur Terre.
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MessageSujet: Re: Un café? Un espresso? De l'alcool? Pitié Monsieur C., j'ai besoin de vous parler! [PV Crocrow]   Dim 29 Juil - 17:05

Now you know the Truth, what's your next move Sweetie ?




Crowley observait la jeune femme possédée par une démone qui avait beaucoup de qualités... Mais aussi beaucoup de défauts. Comme tous les démons, il fallait souvent creuser pour retrouver ces vertus parfois depuis si longtemps oubliées. Diriger par la peur, Crowley n'y avait jamais cru. Il préférait user de son charisme pour faire ressortir le meilleur de chacun d'entre eux, de leur donner envie de s'y mettre à 100%. Contrairement à cet abruti de Machiavel. Il faudrait qu'il s'assure que celui-là ne reviendrait pas nuire à ses projets car plus que Lucifer, Machiavel avait plus qu'une dent contre lui. Les Winchester n'étaient rien à côté non plus. Cependant, il fallait aussi rappeler de temps en temps qui était le boss. Alors, prenant un malin plaisir à lui donner un petit nom d'amour, il observait tous ses efforts pour lui cachait qu'elle n'appréciait pas du tout sa petite blague. Certes, la surprendre, c'était toujours amusant. Il ne pouvait pas le faire avec tous les démons. Mais ça pouvait dissuader les rebellions. Ne pas savoir exactement où il se trouvait, pouvoir les observer sans être vu, c'était un petit bonus de son rang. S'ils ne le voyaient pas, comment être sûr qu'il ne les surveillait pas dans le plus grand secret ? En vérité, il était bien rare qu'il le fasse, il avait souvent d'autres chats plus intéressants à fouetter. Cependant, il ne fallait pas être dupe, si jamais on lui apprenait que l'une de ses ouailles prenaient des libertés, il s'arrangeait pour la prendre la main dans le sac et là... Il était trop tard. Il se trouvait plutôt juste. Oh, il tuait parfois des démons qu'il jugeait mauvais (il fallait bien aussi donner envie de se dépasser) mais c'était bien rare. Il se plaisait à voir les choses comme une entreprise. Donner le meilleur pour recevoir le meilleur, c'était son deal à lui.

Prenant un air décontracté, il cachait bien sa frousse. Qui savait ce qui se cachait dans ce bar ? Il surveillait les arrières de la jeune femme et prétextait suivre du regard une personne pour vérifier dans son propre dos. Il n'était pas sûr de pouvoir compter sur Judith pour le prévenir si quelqu'un tentait de le poignarder. Reprenant une gorgée de Whisky, il attendait qu'elle ne se lance. Mais pour l'instant, Judith semblait plus absorbée par son café que par l'idée de se lancer. Finalement, elle se lança enfin. Se redressant, le démon ne la quittait pas des yeux, restant insondable. Et pourtant, une myriade de pensées commencèrent à s'entrechoquer dans son esprit. La jeune femme qui recueillait en elle l'âme de ce démon se révélait pleine de surprise. Angoisse. En parlant de peur, il en profita pour appeler un serveur pour se faire servir un autre verre tout en observant encore les alentours. Personne ne semblait trop leur prêter attention. Parfait. Puis il tourna de nouveau son visage sur la démone qui mentionna un nom qu'il aurait préféré ne pas entendre. Lucifer. Il pinça les lèvres. Judith commença à lui rapporter les rumeurs qui circulaient sur son retour. Oh oui, il était bien vrai ce retour. Il aurait bien aimé que cet abruti reste dans sa cage, mais manifestement, les chevaux sur lesquels il avait parié n'avait rien trouvé de mieux à faire que de le libérer... Devons-nous faire quelque chose... La question raisonna lentement dans son esprit. Et la première réponse qu'il avait bien envie de lui envoyer en pleine figure, c'était de s'occuper de ses affaires, à savoir des deals. Oui mais voilà... Il s'était déclaré contre l'archange et risquait sa peau à chaque instant. Judith le fixait, attendant une réponse. Mais il restait fermé, bien décidé à savoir d'abord ce qu'elle avait en tête. Le regardant franchement, Crowley ne le prit pas comme un défi mais comme une marque de courage... Ou de bêtise. Le courage étant lui même source de beaucoup de bêtises. Ceux qui avaient osé ouvertement s'étaient tous ramassés et s'il ne cachait pas vraiment son ambition, il ne révélait jamais ses véritables rêves.

Là, la conversation prit une tournure étrange. Judith baissa la voix et sembla s'inquiéter pour lui. Surpris, il haussa un sourcil avant de sourire amusé. Cette petite était... Une pépite d'or qu'il n'avait jamais travaillé avant. Oui, la démone venait bien de marquer des points car qui viendrait proposer son aide ? Elle pouvait prétendre être inquiète, beaucoup se laisserait simplement embarqué pour aduler ce stupide emplumé.

- Oui. Il est de retour. J'ai cru pouvoir l'en empêcher mais je suis tombé comme la plupart du temps sur des incapables. Ils l'ont libéré et parce que je les ai aidé, il n'est pas très satisfait. D'autant plus que j'agis toujours contre lui en ce moment. Mais je vais être très clair, Judith. Ce connard d'emplumé, il ne nous veut pas du bien. De ce que je sais, il veut réduire l'humanité à néant. Tu sais que cette humanité, c'est notre business alors devine qui est sur la liste ? Nous ne valons rien à ses yeux. Nous sommes ses jouets. Alors oui, ces rumeurs sont vraies. Certains démons courent le servir, pensant trouver là leur carte bonus.

Il ricana, buvant une autre gorgée du liquide ambré.

- Je ne vais pas te mentir. J'accepte mal la trahison. J'agis dans votre intérêt. Dans le mien aussi, je le concède. Et j'ai toujours mes ambitions personnelles mais pour l'instant, la première chose que je tente de faire c'est de survivre. Je construis une armée. Une armée qui sera suffisamment menaçante pour que ce fils de pute soit assez ralenti le temps que ses frères aient la brillante idée de bouger. Je trouve ça tellement... Cynique que ce soit des démons qui se dévouent à sauver l'Humanité. Mais sans Humanité, nous n'avons plus de raison de vivre. Cette deuxième vie a ses inconvénients, mais je l'apprécie quand même. Alors oui, j'ai besoin d'aide. Toute aide est la bienvenue. Ce qui m'importe aujourd'hui, c'est de récupérer autant de chasseurs que possible de notre côté. Ils ne seront jamais pour Lucifer. Mais si nous pouvions nous battre sous le même étendard...

Il se perdit rêveusement dans ses pensées. Oui, ce serait une première. Ce serait difficile aussi mais au combien amusant. Il avait lui même apprécié l'expérience en aidant Sam et Dean. Il était encore loin de se douter que ça allait lui coûter bien plus que prévu. Un sacrifice qu'il n'aurait jamais pensé faire.

- Lucius est après moi. Meg aussi. Cette chienne ne peut pas s'empêcher de participer à la chasse qu'il y a contre moi. Sois prudente Judith. Ils s'attaqueront un jour ou l'autre à vous. Et je n'aime pas du tout que l'on torture ceux qui travaillent pour moi.

Soupirant il regarda par la fenêtre. Oui, Lilith les avait bien mis dans la merde. Ou l'autre là... Il ne l'avait pas vu venir cette abrutie.

- Il faudrait trouver le moyen de le remettre dans sa cage. J'ai un contact qui pourrait aidé mais je n'ai pas encore réussi à le voir. J'espère pouvoir le rencontrer bientôt à ce sujet. Je ne peux pas t'en dire plus. Tu sais ce qu'eux même savent. C'est même parce que mon équipe résiste bien qu'ils me voient comme un danger. Amusant n'est-ce pas ?

Il secoua la tête, visiblement amusé de représenter une menace. Lui. Petit démon qui avait gravi les échelons. Effrayé un archange... Enfin, peut-être pas autant que ça. L'orgueil de Lucifer était bien trop grand pour lui faire peur. Cet abruti le voyait sûrement comme un moustique et laissait Lucius ou Meg faire le sale boulot pour lui. Car si l'archange se lançait personnellement contre lui... Crowley ne ferait pas de vieux os...
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MessageSujet: Re: Un café? Un espresso? De l'alcool? Pitié Monsieur C., j'ai besoin de vous parler! [PV Crocrow]   Dim 29 Juil - 18:01

Crowley lui semblait légèrement différent des quelques fois où elle l'avait rencontré. A vrai dire, elle essayait de l'éviter tant qu'elle le pouvait. Si ses affaires ne l'amenaient pas à parler à son patron, alors elle ne s'en portait que bien mieux. Il était pourtant indéniable qu'il lui paraissait presque plus étrange qu'à l'accoutumée. Quelque chose le préoccupait sans doute, et l'attitude du démon fournissait déjà une réponse aux inquiétudes que la jeune femme se posait. Oui, il pouvait toujours tenter de faire passer ses nombreux regards à droite et à gauche pour une distraction quelconque, ou une manifestation d'un ennui certain. Si cette rencontre avait été leur première, nul d'autre qu'elle aurait marché. Mais dès lors qu'elle commençait à connaître certaines de ses habitudes, et bien qu'il restait le plus souvent du temps indéchiffrable, son corps entier respirait une tension palpable. Il était aux aguets, prêt à agir, à s'éclipser, à se protéger, peut-être même à l'utiliser elle comme bouclier si qui que ce soit attentait à sa vie. Merde, la rumeur n'en était plus une, donc. 

Ainsi, bien qu'elle n'eut pas besoin de l'entendre de la bouche de Crowley, l'affirmation de celui-ci sur la venue de Lucifer la fit pâlir plus qu'elle ne l'aurait souhaité. Ses lèvres se tordirent en une grimace amère, et des rides d'inquiétudes marquèrent son front. Son supérieur était en danger. Elle non plus n'était pas à l'abri puisque toute la petite équipe de Crowley avait besoin de préserver l'humanité pour faire marcher leurs affaires. Lucius courrait aussi après le grand chef. Et cette saleté de Meg avait fait son grand come-back. ''Encore'', n'avait-elle pu s'empêcher de penser. Si les chats avaient neuf vies, il fallait croire qu'il en allait de même pour certains démons. Les Winchester ne l'avaient-ils pas plombée, celle-là ? Il fallait dire qu'elle en entendait tellement, des histoires à leur propos, leurs exploits, leurs déboires -surtout ceux de ce beauf de Dean, en réalité- et leurs erreurs lamentables, agaçantes et parfois même dangereuses, bien évidemment. Elle pouvait tenter de faire en sorte de ne plus jamais entendre parler d'eux, peine perdue. Ils étaient pire qu'une mouche à miel, qu'une épidémie de peste. Nul part et partout à la fois. Quelle tragédie que ces inséparables là !

Les paroles de Crowley se bousculaient dans sa tête. Mine de rien, il venait de lui délivrer un sacré grand nombre d'informations précieuses qu'elle se devait de ne pas oublier pour sa survie, pour leur survie. Elle avait aussi bien noté combien il avait appuyé sur la trahison. Il lui faisait comprendre indirectement quelle marche à suivre elle devait tenir pour survivre. Très bien, elle ne comptait pas le trahir. En revanche, elle en attendait de même de sa part, et elle allait lui faire savoir.

-Bien évidemment, la trahison n'est pas une option pour moi Crowley. Je n'aime pas non plus les entourloupes, que l'on se joue de moi, en vérité. Bien que je ne sois que votre employée, j'espère tout de même que j'aurai le droit moi aussi au respect et que vous ne me bernerez pas un jour.

Son cœur s'était mis à battre la chamade, elle n'avait pu s'empêcher d'éprouver une certaine appréhension en lui faisant part de la façon dont elle voyait les choses. Maintenant qu'elle avait réussi à parler, elle se sentait une once plus légère, mais craignait tout de même que ses dires soient mal interprétés et que Crowley la pense en train de le défier. Elle but une longue gorgée de café, puis plusieurs autres à la suite pour se donner contenance. Si elle pouvait éviter son regard parce qu'elle était occupée, c'était formidable. Elle sentit pourtant sa tasse tressauter légèrement dans sa main tremblante. Ce n'était pas Crowley. Ce n'était pas Lucifer. En se remémorant ce qu'il lui avait conseillé de faire, une chose venait de la troubler. ''Les chasseurs''. Une très mauvaise idée.

-Crowley... est-ce vraiment nécessaire de faire appel aux chasseurs ? Je veux dire, nombreux sont ceux qui pulvérisent les démons avant de réfléchir. Je me suis déjà pris une cartouche de sel il y a peu, une des raisons de mon appel à l'aide. Je conçois que le sel n'était rien, mais justement, je n'avais pas à faire à un chasseur...

Elle réfléchit un instant à la façon d'aborder ces maudits chasseurs. Un sourire sarcastique releva la commissure de ses lèvres.

-Peut-être devrions nous être équipés d'une protection sous nos vêtements. Ainsi pas de perte, donc une main d’œuvre plus rapide et plus nombreuse.

Un long soupir secoua légèrement son corps. Cette petite vanne de bas étage lui faisait du bien. Il lui fallait décompresser. Malheureusement le massage sous un soleil dans une île lointaine serait pour plus tard... ou pas si elle ne parvenait pas à rester en vie.

-Dites, Crowley... Meg, elle est plutôt increvable, n'est-ce pas ? Je ne pensais pas qu'un démon de son envergure vous poserait problème... Quelque chose de nouveau sur elle, que je devrais connaître et que je ne sais pas ? Et puis, une autre question aussi. Est-ce que je dois arrêter mes deals, donc, pour partir à la pêche aux chasseurs ? Et je présente l'affaire comment ? ''Bonjouuur, Crowley recrute, engagez-vous ?''

Étrangement, elle se fatiguait elle-même. Cette diarrhée verbale n'en finissait pas, c'était éprouvant, et puis, qu'elle était agaçante, il fallait l'avouer. Elle ne parvenait pas à se contrôler.

-Excusez-moi. Je suis un peu nerveuse. Ça fait beaucoup de choses d'un coup, et pour tout vous dire, je pense qu'on est vraiment dans la merde, mais je crois que vous devez être totalement d'accord avec moi.

Elle s'arrêta un instant, sentant plusieurs regards posés sur eux. Tendue, les sens en alerte, elle ne savait que penser. Avait-elle parlé trop fort ? N'avait-elle fait que déranger ''l'aimable'' clientèle ? Ou faisait-on réellement attention à leur conversation, et étaient-ils entourés de partisans de Lucifer. Devait-elle tenter de se montrer imperturbable et faire comme si de rien n'était, ou valait-il mieux sortir ? Durant l'espace d'un instant, son regard, inquiet, croisa celui de Crowley. Elle prit néanmoins sur elle-même et commanda un nouveau café d'une voix des plus posées.

Après tout, qui devait-elle le plus craindre en cet instant ? Des traîtres, ou son patron dont elle risquait d'attiser la colère ?
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MessageSujet: Re: Un café? Un espresso? De l'alcool? Pitié Monsieur C., j'ai besoin de vous parler! [PV Crocrow]   Mar 31 Juil - 11:15

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Bien loin de se douter que la demoiselle devinait son anxiété si bien cachée par des subterfuges de grands maîtres de la manipulation, Crowley à vrai dire n'y prêtait pas attention. Oui il était un homme ou plutôt un démon traqué par d'autres démons et il devait absolument rester attentif à tout ce qu'il se passait dans le petit bar. Des chasseurs ou pire des partisans de Lucifer pouvaient bien les espionner à tout moment. Alors, il tentait de garder l'échange court et ne s'embarrassait pas d'explications évasives. Si Judith doutait des rumeurs, elle se mettait gravement en danger. Avec Lucius ou Meg à ses trousses, Crowley ne pouvait pas se permettre qu'elle soit trop naïve. Le monde était plus dangereux que jamais et ses ouailles n'en devenaient que plus précieuses. Celles qui le suivaient dans sa rebellion se mettait en danger mais au moins ils se battaient pour leurs vies. De toute façon, Crowley était intimement convaincu que Lucifer les exterminerait tous. En partant de se postulat, mourir en chien léchant les pieds de l'archange ou bien en tentant de sauver sa peau, le choix était quand même vite fait. En tout cas, pour lui.

Penchant légèrement la tête, intrigué, en la voyant pâlir, le Roi des Carrefours ne pouvaient pas s'empêcher de penser qu'il n'était pas le seul à craindre Lucifer. Il faudrait être fou pour ne pas avoir peur d'un cinglé de toute façon, un cinglé ayant l'appui de ses frères, de surcroît. Oui, Dieu semblait ne plus vraiment se préoccuper des humains. Ou bien le pauvre en avait juste par dessus la tête et avait pris des vacances, la question restait sans réponse et il fallait dire qu'on ignorait même s'Il existait vraiment. Les temps devenaient difficiles, bien trop difficiles. Survivre signifier s’appuyer sur un noyau de personnes fiables or celles-ci étaient plutôt rares loin du monde bisounours des humains. Eux pouvaient encore faire confiance mais un démon ne pouvait croire que lui-même. Une leçon que Crowley n’oubliait pas même si la fidélité affichée de Judith lui faisait bien plus plaisir qu’il ne le montrait. D’autres comme Diamond avait simplement filé en douce. Si jamais elle se faisait rattraper, il s’était promis qu’il lui ferait ravalé sa fierté. L’un de ses meilleurs éléments ne pouvaient pas soutenir Lucifer ! Pas alors qu’il avait beaucoup donné à cette parvenue.

- Judith… Je suis surpris que tu doutes de moi. Il me semble que jusqu’à présent, je t’ai laissé faire ta route. Tu n’es peut-être pas la meilleure mais j’ai toujours respecté tes choix. Sauf peut-être quelques erreurs au début de ta carrière mais c’est bien loin maintenant. Ce que je vais dire va te sembler étrange mais les temps sont si désespérés que tu as besoin de savoir certaines choses. Tu travailles suffisamment longtemps avec moi pour savoir que je n’ai trahi aucun de ceux qui me reportent.

Il soupira, lassé. Lassé de voir tout ce foutoire. Les choses allaient bien quand il travaillait avec Lilith. Il était au plus haut de hiérarchie et il manoeuvrait pour empêcher la démone de continuer son travail. En vain. Parce qu’au final, il se retrouvait déclaré ouvertement comme étant contre au retour de l’Archange et oui… C’était vraiment mal parti. Les Winchesters avaient un don pour faire n’importe quoi. On les disait grands chasseurs mais Crowley commençait déjà à tourner les yeux vers d’autres chasseurs peut-être juste plus intelligents ou qui se laisseraient convaincre.

- Jusqu’à maintenant, je n’ai pas eu à me plaindre de toi alors même si ta requête me semble quelque peu impertinente… Tu n’as rien à craindre de ma part.

Oui parce que Judith osait quand même un peu trop à son goût. Il n’avait techniquement aucun compte à lui rendre. Elle en revanche, devait faire son quota de deals. Fronçant les sourcils alors qu’elle remettait son dernier plan en doute, il la fixa dangereusement. Impassible, il commençait pourtant à perdre patience. Et Crowley savait qu’il pouvait ensuite élever très vite la voix.

- Comment pouvons nous pulvériser un archange sans eux ?

Puis il fronça les sourcils. Une cartouche de sel ?

- Que veux-tu dire ? Un humain à eu l’audace de te tirer dessus avec du sel ?

Il sourit et finit par ricaner. Judith qui venait se plaindre parce qu’un humain lui avait envoyé du sel… Non mais elle était sérieuse ? Il avait oublié ce que c’était que de manager des démons. Ils ne valaient pas mieux que les chasseurs parfois. Cependant, c’était la première fois depuis longtemps qu’une telle chose se produisait et on ne lui avait pas rapporter d’évènements similaires. Cas isolé donc.

- Judith… En dehors de moi, tu ne dois faire confiance à personne. Ni un humain, ni un chasseur ni personne. Je ne dis pas que travailler avec les chasseurs sera une partie de plaisir. Je dois même dire que ça m’agace profondément mais tes collègues te planteront un poignard dans le dos s’ils le peuvent. Tout comme ces abrutis de chasseurs… Ce genre de choses arrivent. Il faut toujours être sur le qui vive. Toujours.

Et c’était là le plus fatiguant. Des fois, il pensait se prendre une caravane et hibernait dedans avec une TV pour passer le temps, un bon Whisky et puis c’était tout. Une caravane dans un lieu bien paumé pour justement être tranquille. La vanne qu’elle lança laissa le démon de marbre. Il but une gorgée de son verre, une énième fois, pour simplement ne pas soupirer. La conversation dériva finalement sur cette chienne. Soupirant, il mit du temps avant de répondre, jouant avec son verre posé sur la table.

- Elle est moins dangereuse que Lucius. Mais a les faveurs de Lucifer au même titre. Elle se sent juste puissante et ce genre de sentiments est dangereux. Car elle n’a plus de limites et se croit certainement « increvable ».

Il réfléchit ensuite à la mission.

- Si tu y vas de cette manière, ce n’est pas une cartouche de sel que tu prendras… Tu dois continuer les deals autrement on saura que tu travailles pour moi sur autre chose. Mais oui, j’apprécierai assez que tu puisses obtenir de l’aide de plusieurs d’entre eux.

La démone s’était tendue mais Crowley surveillait suffisamment pour ne pas être pris au dépourvu. Personne ne semblait trop s’occuper d’eux.

- Je vais bientôt devoir y aller, Judith. Les rumeurs vont vite et nous risquons de voir arriver ces brebis galeuses…
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Un café? Un espresso? De l'alcool? Pitié Monsieur C., j'ai besoin de vous parler! [PV Crocrow]

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